Selon une étude de la Banque centrale européenne, une hausse de 1 % des émissions de titrisation synthétique se traduit par une augmentation de 0,07 % des dividendes versés, contre seulement 0,02 % pour la croissance des prêts aux entreprises, soit un effet trois fois plus important sur les dividendes. Le montant des prêts corporate transférés synthétiquement est passé d’environ 60 milliards d’euros fin 2018 à plus de 300 milliards d’euros au premier semestre 2024, une multiplication par cinq en cinq ans et demi. Les auteurs de l’étude, Johanne Evrard, Wagner Eduardo Schuster, Fabian Wassmann et Michael Wedow, qualifient l’impact sur le lending de « trop faible pour avoir un impact économique significatif ou substantiel ». Les banques qui utilisent ces instruments ont affiché une croissance de leurs prêts de 5 % entre 2018 et 2025, contre 1 % pour celles qui s’en passent, un écart qui s’explique toutefois largement par la taille et la sophistication des établissements concernés.
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