L’euro a reculé de presque 5 % face au dollar depuis le début de l’année, tandis que le rendement des obligations françaises à dix ans a franchi 5 % pour la première fois depuis 2002. L’écart de rendement avec les obligations allemandes a dépassé 170 points de base, signe d’une inquiétude accrue des marchés, et le coût d’assurance du défaut souverain français est au plus haut depuis la crise de la zone euro du début des années 2010. La France combine un déficit parmi les plus élevés de la zone euro, une croissance ralentie à 0,5 % pour 2026 et une dette atteignant 119 % du PIB au deuxième trimestre de 2026. Les analystes estiment néanmoins que le risque de contagion généralisée reste limité, entre 10 % et 20 %, grâce à des banques plus solides, à une intégration accrue et aux dispositifs rescuing de la zone euro, même si la France est désormais perçue par les investisseurs comme un pays périphérique.
Source: Lire l’article original


