En 2015, la Grèce a fermé ses banques pendant trois semaines et plafonné les retraits à 60 euros par jour et par banque, avant de maintenir certaines restrictions jusqu’en septembre 2019. En France, la dette publique atteignait 119,1 % du PIB fin juin 2026 et le taux d’emprunt à dix ans a touché 5 % le 21 octobre, tandis que 74 % des Français déclarent faire confiance à leur banque. Les banques françaises restent néanmoins bien capitalisées et liquides, avec des fonds propres de qualité représentant 16,2 % de leurs actifs pondérés par les risques et un ratio de liquidité à court terme de 144 %. Le droit permet de suspendre les paiements d’une banque en difficulté pendant deux jours ouvrables au maximum et de limiter temporairement les retraits sur l’assurance-vie pendant six mois, mais il n’autorise pas le blocage généralisé des comptes à l’échelle d’un pays. En pratique, les épargnants peuvent diversifier leurs moyens d’accès à leurs fonds en ouvrant un compte dans un autre établissement ou dans un autre pays européen, ou en conservant une partie de leur patrimoine sous forme de stablecoins dans un portefeuille en autogestion.
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