Les épargnants français ont placé 16,4 milliards d’euros dans des contrats d’assurance-vie luxembourgeois en 2025, soit une hausse de 20,3 % sur un an, représentant désormais plus de la moitié de la collecte totale du Luxembourg pour ce type de produits. Cette ruée s’explique principalement par la crainte de la loi Sapin 2, qui permet au Haut Conseil de Stabilité Financière de bloquer temporairement les retraits sur les contrats français en cas de crise systémique, un mécanisme auquel les contrats luxembourgeois échappent. Le Luxembourg offre un cadre réglementaire unique fondé sur le « triangle de sécurité », séparant assureur, banque dépositaire et autorité de supervision, ainsi qu’un « super-privilège » faisant du souscripteur le créancier de premier rang sur les actifs déposés, bien au-delà du plafond de 70 000 euros du FGAP français. Les limites nonetheless notables incluent des fonds en euros aux performances légèrement inférieures aux meilleurs contrats français, l’absence quasi totale de SCPI en raison d’une fiscalité foncière de 33,33 %, et le risque politique d’un éventuel retrait d’avantages fiscaux par la France.
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