Visa et Mastercard traitent près de la moitié (47 %) des paiements par carte de la zone euro en 2025, et cette concentration atteint 95 % au Royaume-Uni. Le Parlement européen a approuvé le projet d’euro numérique à une large majorité (43 voix contre 14), et un pilote de douze mois doit démarrer au second semestre 2027 avec trente-six acteurs financiers dont Deutsche Bank, Revolut, Adyen et UniCredit. Les entreprises devront accepter l’euro numérique d’ici 2029, et les coûts pour les banques européennes sont estimés entre 4 et 6 milliards d’euros sur quatre ans, tandis que la BCE prévoit 1,3 milliard d’euros d’investissement initial et 300 millions d’euros de frais de fonctionnement annuels. Cette initiative vise à renforcer l’autonomie stratégique européenne face à la domination des réseaux de paiement américains, dans un contexte où quinze des vingt et un pays de la zone euro ne disposent toujours pas de solution de paiement numérique nationale. L’euro numérique devra faire face à la concurrence de Wero, un portefeuille numérique bancaire comptant déjà 50 millions d’utilisateurs.
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