L’Irak, par l’intermédiaire de sa société nationale de commercialisation du pétrole SOMO, permet désormais aux acheteurs de brut Basrah Medium et Heavy de récupérer leur cargaison via des transferts de navire à navire au large des côtes d’Oman, évitant ainsi le détroit d’Ormuz. Avant le début de la guerre en février 2026, les exports petroliers irakiens s’élevaient à 3,3 millions de barils par jour, avant de chuter à environ 100 000 barils par jour en mai, soit une baisse de 97 %. En août, les exports sont remontés à environ 2 millions de barils par jour, avec des escomptes compris entre 25 et 29,80 dollars par baril. Cette option de transfert navire à navire vise à combler l’écart restant et à faire disparaître la prime de risque qui subsiste encore pour les acheteurs. Les négociants en pétrole et les grandes compagnies comme Vitol, TotalEnergies et ADNOC pourraient ainsi retrouver l’accès à un marché resté largement fermé pendant plusieurs mois.
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