Olli Rehn, gouverneur de la Banque de Finlande et membre du conseil de la Banque centrale européenne, a déclaré que le choc énergétique causé par le conflit au Moyen-Orient ne s’est pas propagé à l’ensemble de l’économie. La croissance des salaires reste modérée et la redoutée spirale salaires-prix ne s’est pas matérialisée. L’inflation de la zone euro a toutefois bondi de 2,9 % en juillet à 3,3 % en août, tandis que le pétrole se négocie au-dessus de 90 dollars le baril, en hausse d’environ 25 % depuis le début du conflit. Le blocage quasi total du détroit d’Ormuz, par lequel transitent environ 20 % des exportateurs mondiaux de pétrole et de gaz naturel liquéfié, explique cette pression sur les prix de l’énergie. Les opérateurs de marché anticipent une posible hausse des taux à 2,5 % lors de la réunion de la BCE du 10 septembre.
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