La part de la dette américaine détenue par des acheteurs contraints par leur mandat, comme les banques centrales étrangères et la Banque fédérale de réserve, est passée de plus de cinquante pour cent à moins de quinze pour cent. Les gouvernements étrangers ne détiennent désormais que moins de quinze pour cent des bons du Trésor américains outstanding, contre plus de quarante pour cent par le passé. La Banque fédérale de réserve a parallèlement réduit son bilan d’environ 1 500 milliards de dollars dans le cadre de son programme de resserrement quantitatif. Les investisseurs privés étrangers détiennent désormais davantage de titres du Trésor américain que les institutions officielles étrangères, invertissant ainsi la structure de pouvoir historique de ce marché. Cette évolution devrait incontournablement entraîner des coûts d’emprunt structurellement plus élevés pour le gouvernement américain, les investisseurs privés exigeant une prime de terme pour compenser le risque de durée qu’ils n’étaient pas censés absorber.
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