En Égypte, où le Bitcoin est interdit depuis 2020 sous peine de prison et d’amende pouvant atteindre 10 millions de livres, les volumes échangés en pair-à-pair ont plus que triplé face à l’effondrement de la livre égyptienne, tombée à plus de 52 pour un dollar au printemps. L’inflation a atteint 14,9 % sur un an en juillet, tandis que la Banque centrale maintient son taux directeur à 19 % et que le FMI a débloqué 1,8 milliard de dollars supplémentaires dans le cadre de son programme d’aide. Les revenus du canal de Suez ont chuté de 10,2 milliards de dollars en 2023 à 4 milliards en 2024, accentuant la crise économique. Face à la dévaluation rapide de leur monnaie, les citoyens égyptiens se tournent massivement vers le Bitcoin pour protéger leur pouvoir d’achat, le pair-à-pair permettant d’échapper à la surveillance des régulateurs.
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