L’IA progresse rapidement dans les entreprises, mais ses effets restent presque invisibles dans les statistiques de productivité et de croissance du PIB. Les dépenses mondiales liées à l’IA générative ont atteint 30 à 40 milliards de dollars en 2025, tandis que les hyperscalers ont investi plus de 300 milliards de dollars dans les centres de données, les puces et les réseaux électriques en 2025. L’auteur distingue deux effets immédiats : une accélération du développement logiciel et une réduction des coûts grâce à l’automatisation, avant toute hausse mesurable des revenus ou de la productivité. Cette situation ressemble à la courbe en J décrite par Erik Brynjolfsson, Daniel Rock et Chad Syverson, où les gains de productivité n’apparaissent qu’après la réorganisation des processus, des équipes et des systèmes d’information. L’auteur estime que l’IA pourrait déclencher un « point de rupture » dans cinq à huit ans, contre quinze ans pour les ordinateurs et environ quarante ans pour l’électricité.
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