Depuis l’éclatement du conflit en Iran en février 2026, le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ un cinquième de l’approvisionnement mondial en pétrole, subit des perturbations soutenues. Le diesel se négocie désormais au-dessus de 200 dollars le baril aux États-Unis et en Europe, avec une hausse de 55 % à 78 % par rapport aux niveaux d’avant-guerre. Les marges de raffinage, ou « crack spreads », ont dépassé pour la première fois 100 dollars le baril. Les consommateurs américains ont dépensé environ 100,9 milliards de dollars de plus qu’ils ne l’auraient fait aux prix d’avant-guerre, dont 46 milliards rien que pour le diesel. L’approvisionnement mondial en distillats reste confronté à deux fronts : la perte de 770 000 barils par jour en provenance du Moyen-Orient et les restrictions russes représentant 350 000 barils par jour, maintenant les stocks mondiaux à des niveaux dangereusement bas.
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