Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a déclaré le 8 août que le détroit d’Ormuz, par lequel transitent environ 20 % du pétrole et du gaz mondiaux, perdra entre 50 et 70 % de son trafic énergétique au profit de pipelines souterrains d’ici deux ans. L’Arabie saoudite accélère la construction d’un oléoduc vers la mer Rouge permettant de contourner ce point de passage stratégique, tandis que les Émirats arabes unis étendent les capacités de leur terminal de Fujaïrah, situé hors du détroit. Les hostilités croissantes entre les États-Unis et l’Iran en 2026, associées aux sanctions et aux actions militaires, ont déjà significativement impacté la navigation dans le détroit. Cette transition réduirait la prime de risque liée au détroit d’Ormuz dans les prix mondiaux du pétrole et éliminerait un levier géopolitique majeur de l’Iran.
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