Le gouvernement français, sous l’impulsion du ministre Sébastien Lecornu, a annoncé la création d’une unité d’urgence cyber placée sous l’ANSSI, mobilisable dès l’intrusion dans un système sensible. Cette annonce fait suite au piratage des données de 678 000 contribuables à la DGFiP et de 346 millions de lignes à l’Éducation nationale, dans un contexte de multiplication des fuites depuis le printemps. La France n’a toujours pas transposé la directive européenne NIS2, dont l’échéance était octobre 2024, et consacre seulement 1 % de son budget numérique à la cybersécurité contre 10 % en moyenne dans les grandes entreprises. Le pays a par ailleurs enregistré 77 crypto-rapts depuis janvier 2026, soit plus que sur l’ensemble de l’année 2025.
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