Le débat sur la régulation des stablecoins en Amérique latine diffère fondamentalement de celui de Washington : il ne s’agit pas de définir qui peut émettre un token adossé au dollar, mais où ces dollars de réserve doivent être conservés. Au Brésil, le volume institutionnel de stablecoins est passé de 5 % des flux crypto locaux en 2024 à 84 % en 2025, tandis que le Sénat mexicain débat d’un projet de loi sur les stablecoins adossés au peso. Le Kenya a proposé en juillet d’exiger que 30 % des fonds des émetteurs de stablecoins soient conservés dans des banques locales, une approche que beaucoup considèrent comme plus urgente encore en Argentine ou au Venezuela, où la rareté du dollar est un problème structurel. L’auteur avertit que rendre les réserves locales obligatoires fragmenterait la liquidité actuelle, affaiblirait la convertibilité utile pour les transferts de fonds et risquerait de détourner la demande vers des rails non régulés.
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