Le Crédit Agricole révèle dans une étude que les frais de transaction affichés sur la blockchain ne représentent qu’une partie du coût réel des stablecoins. Une fois intégrés les frais de conversion entre monnaie fiduciaire et stablecoin ainsi que les coûts d’infrastructure, la facture totale atteint entre 0,18 % et 1,80 % du montant transféré selon les devises concernées. La banque distingue trois couches de frais superposées : les frais on-chain, les conversions aux rampes fiat d’entrée et de sortie, et l’infrastructure financière nécessaire au règlement transfrontalier. Ses simulations montrent que le coût peut varier du simple au triple selon la liquidité des devises utilisées, passant de 37 points de base (0,37 %) à 130 points de base (1,30 %). Le Crédit Agricole, qui a lui-même lancé le stablecoin euro EURXT et dont la filiale CACEIS a obtenu un agrément MiCA en juin 2025, reste toutefois prudent sur la supériorité économique systématique des stablecoins par rapport aux rails de paiement traditionnels.
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