Les rendements des obligations britanniques à 10 ans ont atteint 5,29% le 2 septembre, leur niveau le plus élevé depuis août 2007, tandis que les rendements des Bunds allemands à 10 ans se sont hissés à 3,39%, un plus haut depuis 2011. La montée des prix du pétrole Brent (entre 92 et 97 dollars le baril) et du gaz naturel en Europe alimente les craintes inflationnistes sur un continent fortement dépendant des importations énergétiques. Au Royaume-Uni, la marge budgétaire du gouvernement a été réduite de moitié, passant d’environ 23,6 milliards à 13 milliards de livres sterling, compliquant la préparation du budget prévu le 28 octobre. Cette situation place la Banque d’Angleterre et la Banque centrale européenne face à un dilemme délicat : maintenir des taux élevés pour contenir l’inflation ou éviter un ralentissement économique. Pour les marchés actions, la hausse des rendements obligataires crée une pression concurrentielle directe, le taux sans risque de 5,29% servant désormais de référence plus exigeante.
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