Andrew T. Levin, professeur d’économie à Dartmouth et ancien conseiller de la Réserve fédérale, plaide pour une approche différenciée du resserrement quantitatif plutôt qu’une stratégie uniforme. Le bilan de la Fed a gonflé au-delà de 8 000 milliards de dollars à son apogée, dont environ 4 600 milliards de dollars en bons du Trésor et en titres adossés à des créances hypothécaires achetés après 2020. La Fed détient environ 30 % de tous les bons et obligations du Trésor en circulation, et plus de 40 % des titres adossés à des créances hypothécaires d’agences. Levin estime qu’un désengagement progressif permet de réduire les pertes cumulées sur les marchés par rapport à des ventes actives, tandis qu’une normalisation trop rapide peut provoquer des pics de rendement et des pertes au bilan qui annulent les bénéfices à court terme. Les projections suggèrent que le processus de normalisation du bilan de la Fed pourrait se poursuivre jusqu’aux environs de 2025.
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