La dette publique américaine a franchi pour la première fois le seuil de 40 000 milliards de dollars ce mois-ci, avec une dette détenue par le public qui devrait atteindre 32 300 milliards de dollars, soit 100,5 % du PIB, contre seulement 34,7 % en 2000. Les stratèges de J.P. Morgan Asset Management et d’Apollo atribuent cette explosion à quatre facteurs cumulés depuis 1996 : les réductions d’impôts (-11 100 milliards de dollars), les guerres au Moyen-Orient (+3 900 milliards), le vieillissement de la population avec la hausse des prestations sociales (+12 500 milliards) et les dépenses de crise (+5 200 milliards). Le légendaire gestionnaire de hedge funds Stanley Druckenmiller a publié une tribune dans le Wall Street Journal qualifiant le rendement des Bons du Trésor à long terme de « seul disciplinaire budgétaire qu’il reste aux États-Unis », critiquant la décision du Trésor de doubler ses rachats d’obligations à long terme. Le bureau du budget de la Maison-Blanche prévoit des déficits proches de 5 % du PIB et le bureau du Congrès anticipe une hausse de la dette jusqu’à 175 % du PIB.
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