La Banque centrale européenne devrait relever ses taux directeurs de 25 points de base jeudi 10 septembre, portant le taux de dépôt à 2,50 %. Cette décision vise à contenir l’inflation dans la zone euro, qui a atteint 3,3 % en août 2026, son plus haut niveau depuis septembre 2023, portée notamment par la flambée des prix de l’énergie. Pour la France, dont la dette atteint des proportions alarmantes avec 310 milliards d’euros à emprunter cette année, cette hausse tombe au pire moment : les taux à 30 ans ont atteint un record de 4,90 % depuis 2008 et le spread OAT-Bund s’établit à 84,7 points de base, témoignant d’une prime de risque croissante. La charge des intérêts de la dette française, déjà de 38 milliards d’euros en 2022, pourrait dépasser 70 milliards d’euros en 2027 et atteindre 90 milliards à l’horizon 2030. Le risque principal pour les marchés réside dans un resserrement monétaire synchronisé entre la BCE et la Réserve fédérale américaine, dont la réunion est prévue les 15 et 16 septembre, avec plus de 60 % de probabilité de hausse des taux selon l’outil FedWatch.
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