JPYC lève 38 M$ pour son stablecoin adossé au yen, AZ-COM partenaire

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JPYC Inc., émetteur japonais du stablecoin adossé au yen du même nom, a bouclé le 5 août 2026 une extension de son tour de Série B, portant le total cumulé de la série à environ 6 milliards de yens, soit 38 millions de dollars. L’opération est marquée par l’entrée d’AZ-COM Maruwa Holdings, logisticien coté à la Bourse de Tokyo, qui devient un partenaire stratégique de premier plan.

🔑 En bref

  • JPYC clôture une extension de Série B à ~38 M$ (6 Md¥) annoncée le 5 août 2026
  • AZ-COM Maruwa Holdings investit ~1 Md¥ (6,3 M$) et devient partenaire stratégique
  • Cumul total levé par JPYC : 106 M$ sur 7 tours depuis novembre 2021
  • AZ-COM prévoit d’utiliser le JPYC pour payer ~2 300 partenaires, dont Amazon Japon
  • Le token circule sur Ethereum, Polygon, Avalanche et Kaia, capitalisation ~55,5 M$

AZ-COM Maruwa, premier déploiement à grande échelle au Japon

Le nouvel investisseur n’est pas un fonds de capital-risque classique. AZ-COM Maruwa Holdings, coté à Tokyo sous le code 9090, injecte 1 milliard de yens (environ 6,3 millions de dollars) dans JPYC, selon les données relayées par CryptoFund Insider. Ce ticket transforme le tour financier en partenariat industriel : le logisticien prévoit d’utiliser le stablecoin JPYC pour régler ses quelque 2 300 partenaires commerciaux, incluant sous-traitants, livreurs et chauffeurs routiers. AZ-COM compte parmi ses clients Amazon Japon.

Cette initiative est présentée par CoinDesk comme la première utilisation à grande échelle d’un stablecoin pour les opérations commerciales quotidiennes au Japon. Les deux entreprises veulent combiner les règlements on-chain de JPYC avec le réseau logistique étendu d’AZ-COM afin de créer un système intégré reliant commerce, mouvement physique des marchandises et transfert de valeur sur la blockchain.

L’argumentaire met en avant la rapidité des transferts et la faiblesse — voire l’absence — des frais du stablecoin, qui permettraient des versements plus fréquents que les rails bancaires traditionnels (virements J+1 ou J+2 au Japon). Les représentants d’AZ-COM lient ces efficacités aux défis structurels du pays : vieillissement démographique, pénuries de main-d’œuvre et durcissement des règles sur les heures supplémentaires.

Une Série B qui s’épaissit

Le montant exact de l’extension n’a pas été publié par JPYC. Toutefois, le Nikkei avait rapporté dès le 20 juillet qu’AZ-COM envisageait un investissement supérieur à 1 milliard de yens. En additionnant cette contribution au précédent total de 5 milliards de yens annoncé en mai 2026, on atteint les 6 milliards de yens évoqués par JPYC, équivalents à 38 millions de dollars au taux de change retenu pour l’opération.

Selon les données compilées par Tracxn, JPYC a levé 106 millions de dollars au total à travers sept tours de financement depuis novembre 2021, auprès de 19 investisseurs institutionnels. La société, fondée en 2019 et basée à Chiyoda City, emploie 29 personnes.

TourDateMontant (USD)
Pré-amorçagenov. 2021
Amorçage2022
Série A2023-2024
Série B initialemai 2026~32 M$
Extension Série Baoût 2026~38 M$ (cumul série)
Total cumulénov. 2021 – août 2026106 M$

Les fonds levés serviront à accélérer l’expansion de l’écosystème financier et Web3, à renforcer les infrastructures d’émission et de remboursement du stablecoin, ainsi qu’à soutenir les applications partenaires. JPYC évoque aussi la recherche d’opportunités stratégiques accélérant « la mise en œuvre sociale du yen stablecoin » au Japon.

Un cadre réglementaire favorable

Le lancement du JPYC en octobre 2025 n’est pas anodin : la société avait alors obtenu son enregistrement en tant que fournisseur de services de transfert de fonds sous le régime japonais, imposant un adossement intégral à des dépôts en yens et à des obligations d’État, ainsi qu’un droit de remboursement un pour un avec le yen fiduciaire.

Cette conformité réglementaire distingue JPYC de plusieurs concurrents étrangers. Le marché japonais du stablecoin compte 317 acteurs actifs, selon CoinGecko, où JPYC se classe 7e avec une capitalisation de 55,5 millions de dollars. Les concurrents directs incluent Circle (USDC), Terra et KAST.

ActeurÉmetteurAdossementCapitalisation
JPYCJPYC Inc. (Japon)JPY + obligations d’État55,5 M$
USDCCircleUSD + T-Billsplusieurs milliards
TerraTerraform LabsAlgorithmique (historique)
KASTKAST (Singapour)SGD

« Les transferts instantanés et les frais faibles ou nuls du stablecoin nous permettent d’accélérer les règlements et de proposer des versements plus fréquents à nos partenaires, ce qui est devenu indispensable face aux pénuries de main-d’œuvre et aux nouvelles règles sur les heures supplémentaires. »

Direction d’AZ-COM Maruwa Holdings

Le gouvernement japonais a par ailleurs inscrit dans sa « Politique de base sur la gestion économique et fiscale et la réforme 2026 », adoptée en juillet, une priorité explicite à la « finance on-chain ». Le texte envisage une liaison programmable entre les règlements en stablecoin et les flux de données commerciaux et logistiques sur les réseaux blockchain — exactement le cas d’usage que JPYC et AZ-COM commencent à industrialiser.

Multi-chaînes et cas d’usage retail

Le JPYC circule aujourd’hui sur quatre blockchains : Ethereum, Polygon, Avalanche et Kaia, avec d’autres extensions à l’étude. La société met en avant plusieurs usages : services on-chain, distribution de salaires et de récompenses, et retraits eventualisés aux guichets automatiques.

Des pilotes sont déjà actifs, notamment avec l’enseigne de supérettes Lawson et plusieurs retailers explorant l’acceptation du stablecoin au point de vente. Des schemes de paiement en magasin ont commencé à fonctionner en 2026, en s’appuyant sur les usages existants (cartes de crédit, portefeuilles Web3).


Conclusion

Avec cette extension de Série B, JPYC consolide son avance dans la course au stablecoin souverain japonais. La stratégie est claire : faire du JPYC l’infrastructure de paiement de référence pour les entreprises domestiques, à commencer par la logistique. Le partenariat avec AZ-COM Maruwa Holdings, adossé à 2 300 partenaires commerciaux, sert de preuve d’usage à grande échelle et pourrait faire école dans d’autres secteurs à forte intensité de main-d’œuvre (BTP, livraison, services à la personne).

Deux scénarios se dessinent. Dans un cas optimiste, le feu vert réglementaire attendu sur les obligations en stablecoins — ciblé pour 2026 — ouvre la voie à des volumes industriels et à une hausse rapide de la capitalisation, aujourd’hui limitée à 55,5 millions de dollars. Dans un cas prudent, la fragmentation multi-chaînes et la concurrence des émetteurs étrangers (USDC, mais aussi les initiatives asiatiques) pourraient freiner la montée en puissance du JPYC. Quoi qu’il en soit, l’opération du 5 août 2026 marque une étape charnière : le stablecoin en yen sort de l’expérimentation pour entrer dans les paiements B2B courants.

Sources

Cet article est publié à titre informatif et éducatif. Il ne constitue en aucun cas un conseil en investissement. Faites vos propres recherches (DYOR) avant toute décision.

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Passionné de nouvelles technologies, j’explore l’univers de la blockchain et des cryptomonnaies pour partager l’actualité et les innovations du secteur.

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