Philip Lane, économiste en chef de la Banque centrale européenne, estime que l’intelligence artificielle exerce seulement une pression limitée sur l’inflation générale de la zone euro. Cette conclusion s’explique notamment par le faible poids des smartphones, de l’électronique et des véhicules, produits les plus directement liés à cette technologie, dans l’indice des prix à la consommation harmonisé. La BCE observe que 52 % des salariés utilisaient l’intelligence artificielle en 2026, contre 26 % en 2024, et que 64 % des entreprises l’expérimentent ou l’utilisent modérément, sans effet agrégé apparent sur l’emploi, la productivité ou les prix. La principale influence macroeconomic de l’intelligence artificielle se situe plutôt dans la hausse des rendements obligataires à long terme, qui resserre les conditions financières et pourrait réduire l’activité ainsi que l’inflation à moyen terme. La hausse de la demande d’électricité liée à l’infrastructure de calcul pourrait toutefois exert une légère pression haussière sur les prix de l’énergie.
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