En 2013, Roya Mahboob, dirigeante d’une entreprise informatique à Herat en Afghanistan, a commencé à verser une partie du salaire de ses employées en bitcoin pour les protéger des risques liés aux transactions en espèces et des contraintes culturelles qui les privaient souvent de leur rémunération. Cette solution permettait aux Afghanes de recevoir et de conserver leur revenu sans demander d’autorisation masculine. Une collaboratrice a pu sauver ses économies grâce aux douze mots de récupération de son wallet lors de sa fuite vers l’Allemagne en 2016. La volatilité du bitcoin et les accusations de concurrents ont toutefois constitué des obstacles importants. La chute de Kaboul en août 2021 a confirmé l’intérêt des cryptomonnaies lorsque le système bancaire devient inaccessible.
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