Les États-Unis ont vu leurs exportations de pétrole brut chuter à 3,66 millions de barils par jour en juillet, leur niveau le plus bas depuis novembre, après un pic à 5,7 millions de barils par jour en mai. Cette baisse de 36 % en deux mois est attribuable à l’accord entre Washington et Téhéran signé en juin, qui a rouvert le flux de pétrole moyen-oriental via le détroit d’Ormuz. Les acheteurs asiatiques, piliers traditionnels de la demande étrangère de brut américain, ont réduit drastiquement leurs achats, passant de 52 % à 40 % des expéditions totales, le Japon enregistrant une chute mensuelle de 67 %. L’Europe a également reculé de 32 %, à 1,7 million de barils par jour. Cette tendance soulève des interrogations sur la compétitivité à long terme du brut américain sur les marchés asiatiques, où les coûts de transport transpacifique le désavantagent face aux producteurs moyen-orientaux.
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