Le président kazakh Kassym-Jomart Tokayev a exhorté Vladimir Poutine, lors d’une rencontre bilatérale à Omsk le 25 juillet, à envisager un gel des hostilités en Ukraine et un retour à la table des négociations, proposant un format inspiré des pourparlers d’Istanbul de printemps 2022. Cette prise de position est significative : le Kazakhstan, membre de l’Union économique eurasiatique partageant une frontière de 7 600 kilomètres avec la Russie, est l’allié le plus important de Moscou en Asie centrale et avait jusqu’ici gardé un profil diplomatique prudent. Le pays s’est imposé comme un nœud central de l’économie mondiale post-sanctions, servant d’intermédiaire entre les entités russes sanctionnées et les marchés globaux, ce qui en fait un acteur majeur des flux de cryptoactifs transfrontaliers. Toute avancée vers un cessez-le-feu relancerait les interrogations sur l’avenir des sanctions occidentales et la demande pour les services de traçage des cryptomonnaies liées à la Russie. Poutine n’a toutefois donné aucun signe public de réceptivité à cette proposition, la Russie continuant de progresser sur le terrain.
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