Plusieurs services de police européens accusent Binance de ralentir leurs enquêtes sur les escroqueries en imposant des délais importants pour la transmission des données de comptes suspects. Depuis le 8 juin, la plateforme exige désormais un traité d’entraide judiciaire (MLAT) avant tout blocage ou saisie, alors qu’elle opérait auparavant un gel de courtoisie sur simple signalement d’un enquêteur. Coupée du marché européen depuis le 1er juillet faute d’agrément MiCA, Binance fonctionne sous licence de la zone franche d’Abu Dhabi, dont le règlement sur la protection des données interdit le transfert de données personnelles hors de son périmètre. L’ESMA avait par ailleurs recommandé aux régulateurs nationaux de rejeter les candidatures MiCA de l’exchange, citant près d’un milliard de dollars ayant transité vers des réseaux iraniens sanctionnés. Binance conteste fermement ces accusations et revendique avoir traité 71 000 demandes d’autorités en 2025.
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