Les data centers et le minage de Bitcoin consomment des quantités massives d’électricité, respectivement 448 TWh dans le monde en 2025 et environ 138 TWh annualisés pour Bitcoin selon l’indice CBECI de l’université de Cambridge, tout en rejetant une chaleur considérable et gratuite. Des initiatives concrètes existent déjà : Stockholm récupère cette chaleur fatale depuis 1979, le quartier de Val d’Europe chauffe un parc d’entreprises depuis 2012, et la startup nantaise Hestiia a développé des radiateurs équipés de puces de minage recyclées. En France, la loi DDADUE entrée en vigueur en octobre 2025 impose aux data centers de plus de 1 MW de valoriser au moins 20 % de leur chaleur fatale, sous peine d’amendes allant jusqu’à 50 000 euros. Le frein principal n’est pas technique mais politique : l’absence de réseaux de chaleur urbains dans la plupart des zones où ces infrastructures sont implantées, comme l’illustre le chantier de Corbeil-Essonnes (125 MW) qui reste à ce jour non raccordé.
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