Ethereum a retrouvé plus de 2000 $, Cardano voit les baleines faire des achats, Washington et Séoul renforcent leur cadre réglementaire, et même Telegram et Mastercard cherchent à devenir votre nouvelle banque en chaîne. Une soirée calme dans la crypto.
Commençons par Ethereum, qui a décidé de ne pas en rester là. ETH (ETH) a retrouvé le niveau des 2000 $ avec une hausse d’environ 10 %, surpassant la plupart des grands altcoins après une période volatile et des inquiétudes liées à l’expiration des options. Cette hausse intervient malgré les ventes régulières de Vitalik Buterin, qui a récemment cédé plus d’ETH que prévu, pour un total d’environ 18 684 ETH, soit environ 35 millions de dollars. La Fondation Ethereum indique que ces ventes visaient à financer ses opérations et son développement.
Le marché semble d’accord. Au lieu de vendre lors des mouvements de Vitalik, ETH a trouvé du soutien grâce à une demande renforcée et des flux entrants dans les ETF, ainsi qu’une confiance accrue grâce à la poussée de la Fondation vers le staking. Un nouveau programme de staking en solo vise à faciliter la participation des utilisateurs réguliers.
La feuille de route d’Ethereum s’est également étoffée avec un plan baptisé « Strawmap » qui prévoit sept améliorations de Layer-1 jusqu’en 2029 : plus de capacité, meilleure confidentialité, une finalité plus rapide, une disponibilité accrue des données, et même une sécurité post-quantique. Vitalik envisage une refonte du consensus pour rendre Ethereum plus rapide et robuste à long terme.
De leur côté, certains acteurs comme ETHZilla ont changé de cap, se recentrant sur la tokenisation d’actifs réels plutôt que l’accumulation de ETH, avec l’objectif de créer des produits institutionnels.
Cardano (ADA), après un début de février difficile, voit des investisseurs importants accumuler environ 819 millions d’ADA, soit environ 220 millions de dollars, durant la chute de prix de 71 %. Actuellement, ADA rebondit de 7 à 15 %, les volumes augmentant, mais il reste à voir si c’est un vrai changement de tendance ou une simple relance.
Sur le plan réglementaire, la Corée du Sud propose une loi obligeant les influenceurs à révéler leurs détentions crypto et leurs liens promotionnels, sous peine de sanctions similaires à celles de la manipulation de marché. Aux États-Unis, le projet GENIUS vise à soumettre les stablecoins à une supervision bancaire, en séparant clairement paiements et épargne en DeFi.
Par ailleurs, Indiana a adopté une loi protégeant davantage les actifs numériques, tandis que le projet CLARITY en D.C. est critiqué suite au soutien de Sam Bankman-Fried.
Des enquêtes s’intensifient, avec des révélations sur des manipulations de prix et des utilisations abusives d’outils internes chez Axiom. La police américaine a aussi arrêté le PDG de Goliath Ventures pour un scam crypto de 328 millions de dollars.
Dans la fintech, Telegram transforme son Wallet en plateforme DeFi avec des stratégies de rendement, tandis que MetaMask lance une carte de débit pour dépenser crypto si usant de leur wallet.
La gouvernance de DeFi avance, avec Uniswap planifiant d’activer des frais sur plusieurs Layer-2, générant ainsi potentiellement 27 millions de dollars par an.
Enfin, Binance choisit la Grèce pour renforcer sa présence en Europe, et le projet World Liberty Finance propose une gouvernance axée sur l’engagement à long terme.
Ce panorama classique de la crypto montre des réseaux principaux en évolution, des altcoins en reprise, des régulations renforcées, et de nouvelles infrastructures facilitant l’usage quotidien des cryptos. Le marché reste nerveux, mais la structuration du secteur devient difficile à ignorer.


