Depuis sa prise de fonction le 22 mai 2026, le président de la Réserve fédérale Kevin Warsh échange fréquemment par téléphone avec le président Trump, abordant des sujets allant du conflit iranien au développement de l’intelligence artificielle, ce qui rompt avec des décennies de distance soigneusement maintenue entre la Maison Blanche et la banque centrale. Ces conversations soulèvent des interrogations sur le degré d’influence que le président cherche à exercer sur la politique monétaire, alors que Warsh doit sa nomination à Trump le 4 mars 2026. Bien que le nouveau président de la Fed ait réaffirmé publiquement, les 1er et 15 juillet, l’engagement de l’institution en faveur de son indépendance et de son objectif d’inflation stable à 2 pour cent, des préoccupations subsistent quant à sa capacité à résister à des pressions politiques plus marquées. Le parcours de Trump, qui avait déjà publiquement conflité avec son prédécesseur Jerome Powell sur les décisions de taux d’intérêt, alimente ces craintes.
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