Les États-Unis et le Japon ont mené leur première intervention coordonnée sur le yen depuis 2011, du 2 au 3 août, spendant entre 36 et 59 milliards de dollars pour défendre une devise tombée à environ 164 yens par dollar, son plus bas niveau en près de quarante ans. Le secrétaire au Trésor américain Scott Bessent a publiquement critiqué la Banque du Japon le 2 août, la jugeant en retard sur la normalisation de sa politique monétaire. La banque centrale japonaise a maintenu son taux directeur à 0 % lors de sa réunion des 30 et 31 juillet, tout en laissant entendre qu’un resserrement pourrait intervenir lors de sa prochaine réunion des 16 et 17 septembre, les analystes tablant de plus en plus sur une hausse des taux. La réunion de septembre de la Banque du Japon s’annonce comme l’événement monétaire le plus significatif pour les investisseurs exposés aux actifs japonais, une hausse des taux pouvant provoquer une vente massive des obligations d’État japonaises, peser sur le Nikkei et désamorcer les opérations de portage qui ont bénéficié aux marchés actions du monde entier.
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