Neil Esho, ancien secrétaire général du Comité de Bâle sur la supervision bancaire, a vivement critiqué le projet de l’Union européenne d’abandonner ou d’assouplir significativement le output floor, une mesure clé des réformes Bâle III de 2017. Cette règle impose aux banques que leurs modèles internes de calcul des risques ne produisent pas des résultats inférieurs à 72,5 % de ceux d’une approche standardisée. Les banques européennes s’estiment désavantagées par rapport à leurs concurrentes américaines et asiatiques, mais Esho met en garde contre un affaiblissement de la cohérence mondiale de la régulation bancaire. Si l’UE procédait à cet assouplissement, les bilans bancaires européens pourraient être dopés à court terme, mais la crédibilité réglementaire et les relations bancaires transfrontalières risqueraient d’en pâtir.
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