Révélations explosives : le Congrès américain dévoile la guerre secrète de Biden contre les cryptomonnaies

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Un rapport parlementaire de 53 pages vient de confirmer ce que l’industrie crypto soupçonnait depuis des années : l’administration Biden a orchestré une campagne systématique de débanking visant à étouffer le secteur des actifs numériques aux États-Unis. Publié le 1er décembre 2025 par le House Financial Services Committee, ce document explosif met en lumière une coordination sans précédent entre les principaux régulateurs financiers américains.

Une stratégie coordonnée entre régulateurs

Le rapport accuse sans détour la Réserve fédérale, la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC), l’Office of the Comptroller of the Currency (OCC) et la Securities and Exchange Commission (SEC) d’avoir mené une « attaque coordonnée à grande échelle contre l’écosystème des actifs numériques ». Cette collaboration inter-agences aurait eu pour objectif de restreindre systématiquement l’accès des entreprises crypto au système bancaire traditionnel.

Les conclusions sont accablantes : au moins 30 entreprises crypto ont été débankées ces dernières années, se voyant privées de comptes bancaires corporatifs essentiels à leurs opérations quotidiennes. Le président du comité, le représentant républicain French Hill, a dénoncé une pratique qui « érode la confiance dans le système financier et sape les libertés fondamentales sur lesquelles notre nation est fondée ».

Operation Choke Point 2.0 : anatomie d’une répression

Le rapport emprunte le terme « Operation Choke Point 2.0 » à l’investisseur crypto Nic Carter de Castle Island Ventures. Cette appellation fait référence à une stratégie similaire employée sous l’administration Obama qui visait certaines industries jugées à risque. Les méthodes documentées par le comité révèlent une approche multidimensionnelle :

  • Des « lettres de pause » envoyées par la FDIC entre mars 2022 et mai 2023, exigeant des institutions financières qu’elles suspendent leurs activités crypto et fournissent des informations supplémentaires.
  • Des communications informelles incluant déclarations inter-agences et lettres d’interprétation visant à décourager les banques de servir les clients crypto.
  • Un cadre réglementaire délibérément flou offrant peu de certitude juridique aux institutions financières tout en accordant un pouvoir discrétionnaire excessif aux régulateurs.
  • Des actions coercitives agressives contre les banques servant le secteur crypto, notamment United Texas Bank et Customers Bank, ciblées pour des déficiences présumées en matière de lutte contre le blanchiment d’argent.

Des victimes réelles et des conséquences durables

Le cas le plus emblématique documenté dans le rapport concerne Anchorage Digital, une banque crypto officiellement agréée par l’OCC. Son PDG Nathan McCauley a témoigné devant le Sénat que la banque a été débankée par une institution où elle détenait un compte corporatif depuis deux ans sans incident. Suite à la fermeture brutale de ce compte, justifiée par un vague « malaise avec les transactions impliquant des clients crypto », Anchorage Digital a dû procéder à une réduction d’effectifs de 20%, incapable de payer les salaires et les frais opérationnels.

D’autres figures majeures de l’industrie ont connu des déboires similaires. Le PDG d’Uniswap, Brad Garlinghouse de Ripple, et Tyler Winklevoss de Gemini ont tous été confrontés à des fermetures inexpliquées de comptes bancaires personnels ou professionnels. Ces pratiques ont eu des répercussions concrètes sur la capacité des entreprises crypto à couvrir des dépenses aussi essentielles que les salaires, les loyers ou les frais de déplacement.

La SEC et la stratégie de régulation par répression

Sous la direction de Gary Gensler, la SEC a été particulièrement active dans cette campagne. L’agence a engagé ou menacé d’actions judiciaires les plus grandes entreprises américaines du secteur, incluant les deux principales bourses d’échange, le développeur de la principale plateforme décentralisée, plusieurs market makers et créateurs de projets blockchain. Le rapport critique vertement cette approche fondée sur la « régulation par l’exécution » plutôt que sur l’établissement de règles claires et prévisibles.

La FDIC a également joué un rôle central avec ses fameuses « lettres de pause ». Bien que l’inspecteur général de la FDIC ait révélé l’existence de ces lettres il y a un an, les demandes FOIA (Freedom of Information Act) ont permis de découvrir 23 communications distinctes. Ces documents démontrent comment les régulateurs exerçaient une pression informelle systématique pour limiter l’exposition des banques aux crypto-actifs, créant ainsi un climat réglementaire hostile sans passer par les voies législatives normales.

Un tournant politique sous l’administration Trump

Le rapport du Comité des services financiers intervient dans un contexte politique radicalement différent. Les républicains du comité expriment leur confiance dans la capacité de réparer les dommages causés, citant la nouvelle ère de développement des actifs numériques sous le président Trump, qui a déjà signé le projet de loi GENIUS Act sur les stablecoins.

Le comité recommande que le Congrès adopte une législation complète sur la structure du marché crypto pour établir une clarté juridique durable et favoriser des politiques pro-innovation. Le comptroller de la monnaie Jonathan Gould a salué le rapport pour avoir mis en lumière « la politisation de la banque, qui a entravé les efforts des banques à moderniser, innover, servir leurs clients et contribuer à l’économie nationale ».

Depuis janvier 2025, les régulateurs financiers fédéraux ont commencé à annuler plusieurs régulations crypto instaurées sous l’administration Biden. L’industrie crypto, dont le groupe de défense Stand With Crypto a dépassé le million de membres après le veto présidentiel de juin 2024 sur une mesure favorable au secteur, espère que cette nouvelle clarté réglementaire ouvrira enfin une ère d’équité pour le banking crypto.

Conclusion : un débat crucial sur l’innovation

Ce rapport constitue une accusation sans précédent contre l’approche réglementaire de l’administration Biden. En documentant méthodiquement une campagne coordonnée de débanking ayant touché au moins 30 entreprises légitimes, il pose la question fondamentale de l’équilibre entre protection des consommateurs et liberté d’innovation dans le secteur des actifs numériques.

Alors que les responsables politiques républicains promettent de corriger ces excès, le dossier ouvre un débat crucial sur les limites du pouvoir discrétionnaire des régulateurs et sur la nécessité d’un cadre législatif clair pour une industrie qui représente désormais des centaines de milliards de dollars et des millions d’emplois potentiels aux États-Unis.

Source principale : House Financial Services Committee Report, 1er décembre 2025

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Passionné de nouvelles technologies, j’explore l’univers de la blockchain et des cryptomonnaies pour partager l’actualité et les innovations du secteur.

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